Durant la pause hivernale, Retrouvez certains vendredis, sur Littoralfoot.ch, l’interview exclusive d’un joueur de la région. Pour ce cinquième numéro, nous avons rencontré Zvonimir Kurt du FC Marin-Sports (2e Ligue neuchâteloise). Interview!

Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?
Je m’appelle Zvonimir, j’ai 23 ans. Je joue à Marin depuis un petit moment déjà, avec un groupe qui est lui aussi là depuis un petit coup. En parallèle, je fais des études en droit économique.
Comment le football est-il venu à toi ?
J’ai commencé super tôt, j’ai commencé à faire du foot à 5 ans à Hauterive. C’est venu un peu comme tout le monde. Mon père était fan de foot, j’ai commencé à toucher le ballon avec lui, après il m’a inscrit dans un club et j’aimé et je n’ai pas arrêté.
Plus jeune tu avais une idole ?
Une vraie idole non, mais j’ai toujours grandi avec Messi et Barcelone. J’ai adoré suivre le Barça et Messi. Sinon, avec mes origines, j’aime bien Luka Modric, qui joue en plus au milieu de terrain.
Parle-nous de ton parcours…
J’ai fait mes débuts à Hauterive. Ensuite il y a eu une période où il y avait des sélections avec Xamax, quand on avait 10-11 ans. Je suis donc parti à Xamax où j’ai effectué mes juniors jusqu’à 15-16 ans. A 16 ans, je suis parti de Xamax et je suis logiquement retourné à Bas-Lac qui était, à ce moment-là, un groupement avec Hauterive. J’ai fait mes juniors B là-bas et quand je suis monté en juniors A, j’ai intégré la première équipe de Marin après 3 mois. Du coup cela fait bien 5-6 saisons que je suis avec la première de Marin.

Tu passes presque de juniors B en première équipe qu’est-ce que ça t’a fait?
C’était génial, je sortais d’une très bonne saison en juniors B et le fait d’intégrer vite une première équipe, ça te fais prendre plus de responsabilités. Ça te fait grandir, tu joues entouré d’adultes, c’est un autre foot. Ça te change du foot junior c’est sûr. Quand je suis arrivé dans cette équipe, il y avait des joueurs qui ont clairement joué plus haut. Ils ont eu des parcours plus haut que la 2e Ligue, ils m’apportaient beaucoup. Ils apportent de l’expérience, du calme etc. Ils sont là pour te guider. Moi, j’ai fait mes premiers matches avec Pascal Maire au milieu par exemple. Il était énormément présent pour moi, il me donnait des conseils, il m’a beaucoup apporté. Il m’a fait comprendre l’ambiance au vestiaire du foot amateur. Tout ça nous a clairement fait grandir et c’est aussi ce qu’on essaie de garder maintenant à Marin. C’est cette idée que les anciens ont un peu amenée qu’on essaie de transmettre à d’autres personnes.
Tu arrives dans l’équipe en 3e Ligue, puis 2 saisons après vous montez…
Oui, la première saison où j’arrive à Marin, on fini 5es de 3e Ligue. Pourtant c’était l’année où on avait une superbe équipe. On avait des joueurs très forts, dont certains ont joué plus haut. Cette année-là, on a fait un très bon parcours en Coupe, où on arrive en finale. On a joué contre Ticino qui était champion de 2e Ligue. Pour nous c’était énorme. En championnat, ça se passait moins bien. Par contre, l’année suivante, nous avons fini premiers de 3e Ligue et nous sommes montés en 2e Ligue. C’était exceptionnel. La base de l’équipe était la même que l’année précédente. On a eu un nouveau coach (ndlr : Pascal Vallat) qui nous a apporté énormément, que ça soit au niveau tactique où il nous a clairement amené son style de jeu, son idéologie. Mais aussi et surtout à côté, où il a amené sa joie de vivre et l’ambiance dans l’équipe. C’est clairement l’ambiance d’équipe qui nous a fait gagner autant de matches. On s’entendait tellement bien en dehors. Je me rappelle, on était ce groupe plus 2 joueurs de Suisse allemande qui nous avait rejoints, ils étaient juste fantastiques. Ils nous avaient beaucoup apporté dans l’ambiance et sur le terrain, c’était incroyable. Les matches étaient souvent serrés et on faisait la différence sur des détails et on gagnait les matchs.
On peut dire qu’a Marin vous êtes une famille ?
Oui, clairement. A Marin on a eu des années incroyables, Quand Pascal Vallat est arrivé, il a instauré des choses qui nous ont beaucoup servi, cela nous a rapprochés en dehors du foot. Ce qu’il fait aussi que ça nous rapproche automatiquement sur le terrain. Il a créé des moments où on était obligés de rester un coup après l’entrainement, pour se voir et pour discuter entre nous
Tu as arrêté Xamax à cause de difficultés ?
Non, pas spécialement. Il y’avait le travail qui commençait à ce moment-là. A Xamax, ils demandaient une rigueur qui prend du temps, c’est une rigueur qui est presque professionnelle. La charge de travail était importante, on s’entrainait 5-6 fois par semaine. Ce sont des choix et quand on a 16-17 ans, on a envie de sortir, on a envie de voir des potes.
Tu as toujours évolué au milieu de terrain ?
Tout petit, j’ai joué attaquant, comme tout le monde, c’est un classique, on a tous joué attaquant quand on était petit. A Xamax, j’ai plus joué dans les couloirs et défenseur droit, et dès mon retour à Marin en juniors B, je me suis installé au milieu de terrain.
Quel est ton meilleur souvenir ?
Il y en a des différents. Il y en a qui appartiennent forcément à la période où j’étais à Xamax, quand on jouait des gros matches contre de grosses équipes, c’est forcément un souvenir qui reste. Jouer typiquement au stade de Suisse ou même jouer à la Maladière régulièrement, c’est toujours sympa. Avec Marin c’est clairement la promotion. Du coup nous avons été champions de 3e Ligue, puis champion de 2e Ligue. C’est vraiment quelque chose qui reste.
Et un moins bon ?
La perte de la finale de Coupe neuchâteloise aux tirs au but contre Ticino. C’était ma première année en actif. On fait une finale à la Maladière où il y avait pas mal de monde, c’était sympa de jouer. C’était quand même un peu impressionnant pour moi, car j’étais tout jeune. Le match s’est joué à rien, en plus face à un champion de 2e Ligue qui venait de monter en 2e Ligue inter. C’était vraiment un match qu’on voulait gagner et ça s’est joué à peu.

En revenant sur le titre de Marin, ça a été une déception de ne pas pouvoir monter?
C’était bizarre cette année-là. Il y avait une certaine partie de l’équipe, notamment les jeunes, qui voulait découvrir le championnat de 2e Ligue inter, on était innocents, on voulait juste aller jouer le plus haut possible et prendre du plaisir. Après, on a eu des discussions avec des arguments qui tiennent la route, C’est difficile de monter avec quelques anciens qui ne voulaient pas rejouer à ce niveau-là, qui connaissaient les inconvénients que ça amène et forcément aussi, il y avait une question de planning, dans le sens où un championnat de 2e Ligue inter commence beaucoup plus tôt. On ne s’y attendait tellement pas qu’on ne s’était pas organisés pour cette opportunité de monter, du coup c’était beaucoup trop compliqué de tout prévoir à la dernière. Personnellement j’étais clairement avec les jeunes, j’avais envie de découvrir cette 2e Ligue inter et de jouer hors du canton. Après, on a eu les conseils des anciens et je pense qu’on a pris la bonne décision de ne pas monter. Mais mon idée première était de monter.
Actuellement, vous étiez bien partis dans le championnat, jusqu’à la 6e journée puis vous vous êtes écroulés. Qu’est-ce qui s’est passé?
C’est clair que nous avons fini moins bien. On voit aussi quand ça va moins bien, il y a vite l’ambiance d’équipe qui prend un coup. On a commencé à avoir plus d’absences, beaucoup de blessés, plus de ci, plus de ça. Mais on le sait, que dès qu’on perd quelques matches, on se décourage et il faut se remettre en question. Il y a aussi une question de calendrier. A la fin, on a eu majoritairement les gros morceaux du championnat. On voit que les équipes de tête ont un niveau au-dessus pour l’instant. Il va falloir tout faire pour réduire l’écart au 2e tour.
La Coupe ne s’est pas bien passée non plus...
Oui, on a perdu contre Bosna chez eux. Ce n’était pas un match facile, mais voilà jouer contre Bosna, en plus chez eux, ce n’est pas facile. Ils sont dans le haut de la 3e Ligue et ce n’est pas pour rien. Ils ont clairement une bonne équipe. Après, je ne sais pas si inconsciemment on n’est pas rentrés dans le match directement.
Quels sont tes objectifs pour cette saison ?
Le but, c’est de gagner le plus de matches avec Marin au 2e tour, d’être le plus haut possible au classement, voir si on peut se rapprocher des premiers. Personnellement, je n’ai pas trop d’objectifs, j’aimerais continuer à jouer, continuer à marquer pour aider mon équipe.
